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Tout au vert sur le trail des violettes


Les épreuves se suivent et ne se ressemblent pas. Après "un jour sans", une quinzaine plus tôt sur la Nordique havraise, que du bonheur à Louviers pour la 10ème édition de cette manifestation, à laquelle je participais pour la première fois.


Mes objectifs habituels :

Prendre du plaisir en marchant correctement nordique, si possible à mon niveau du moment.

Un objectif spécifique cette fois-ci : renouer avec les bonnes sensations perdues au Havre.

 

Une superbe manifestation.

Pas de violettes sur le superbe parcours en forêt de Bord mais de magnifiques tapis d'anémones des bois et de jacinthes sauvages, qui peuplent nos forêts normandes en cette fin mars. Une organisation aux petits oignons, un sans-faute qui justifie les plus de 1300 participants cette année au départ des différentes compétions, un record.


Un système de remise de dossards efficace grâce à des QR codes préalablement envoyés aux participants, assurant une parfaite fluidité à l'accueil malgré l'affluence. De beaux parcours, remarquablement bien balisés, des bénévoles nombreux, souriants et attentionnés, une ambiance au top sur la zone de départ et sur les chemins, avec des supporters et des photographes pour y encourager les sportifs, que du bonheur !

Un grand BRAVO et MERCI à tous.

 

Une "annonce vérité"

Outre les différentes épreuves en trail (12, 25 et 42 km) deux étaient proposées en marche (chronométrée et non chronométrée) sur le parcours de 12 km. Oui, marche et pas forcément marche… nordique : la seule consigne donnée pour le parcours chronométré étant de ne pas courir. On y voit donc de tout, mais peu importe si on accepte la règle du jeu et si on n'attache pas trop d'importance au classement. Quelle ne fut pas ma surprise d'ailleurs de revenir, à un ou deux kilomètres de l'arrivée, sur une marcheuse sans bâtons et la dépasser avant la longue descente qui amène à l'arrivée : elle évoluait de façon très tonique en mode marche athlétique. Surprise encore accrue en constatant ensuite sur le classement qu'il s'agissait d'une M8, arrivée juste après moi. Preuve, s'il en était besoin, que les bâtons ce n'est pas forcément fait pour marcher plus vite, surtout si on applique un règlement, mais que la marche, ça conserve. Bravo à elle.

 

Le plaisir des rencontres

C'est une constante. Retrouver des connaissances, parfois en faire de nouvelles, même de façon passagère. Je savais que j'allais y rencontrer Gérard, mon ami qui m'a mis pour la première fois des bâtons de marche nordique dans les mains. Il est venu en force avec ses coéquipier.e.s de l'Evreux Athlétique Club. Des performers et performeuses au top avec notamment Sandrine, 1ère féminine et 5ème au scratch et beaucoup d'autres bien classé.e.s. Surprise en revanche de retrouver mon amie Carine, "Otopiste" et Nordic Yogini confirmée. C'est toujours un plaisir de les revoir.

 

Les bonnes sensations retrouvées

Au plaisir des rencontres, des beaux parcours et d'une belle ambiance, s'ajoute celui de la qualité du ressenti que j'ai éprouvé du début à la fin. Sans pour autant "me traîner" j'ai eu le sentiment de marcher en parfaite aisance, notamment grâce à la gestion de la respiration, à laquelle je m'applique très régulièrement. Que du plaisir donc, cette fois à nouveau.

 

Récit d'une expérience instructive :

Parti au sein du peloton comme à mon habitude, je vois tout de suite un groupe s'échapper. Il y a un kilomètre à parcourir avant d'arriver à une longue montée, sur étroit sentier (je suis allé repérer le parcours préalablement). C'est sur une piste cyclable en bitume sur laquelle je ne sais pas marcher nordique mais pas de souci, je marche sur le côté herbeux et je dépasse pas mal de concurrents pour éviter un bouchon dans le single. J'y aperçois mon ami Gérard dans le groupe de tête, je sais que les montées ne sont pas son point fort. Je remonte progressivement et le dépasse en haut de la côte.


J'applique mes techniques de respiration : contrôlée dans la montée, de récupération en haut, qui me permet de relancer efficacement, puis de régénération en marche afghane qui me permet de rester "facile" après l'effort de la montée. Gérard me rattrape vers le 5ème kilomètre, je pense qu'il a une meilleure amplitude que la mienne. Nous marchons un petit moment ensemble, entre 8 et 8,3 km/h.  Je suis toujours en relative aisance cardio-respiratoire mais je suis incapable de marcher plus vite sans faire "n'importe quoi".

Grosse descente avant à nouveau une longue montée dont la pente s'accentue progressivement. Gérard m'annonce qu'il ne va pas m'y suivre. Mêmes techniques respiratoires, même poussée tonique sur les bâtons, je la grimpe relativement facilement et récupère très vite ensuite. C'est bon pour le moral, je sais qu'il n'y a plus de difficulté jusqu'à l'arrivée, j'en profite, à l'aise mais sans chercher à accélérer, sauf sur les derniers hectomètres.

 

Une "perf" qui me satisfait.

A 7,7 km/h de moyenne sur ce parcours de 12,7km et 250 m de D, je suis en dessous de mes meilleures références du moment mais peu importe, les bonnes sensations restent l'essentiel. Je termine finalement 19ème sur 122 et 1er dans ma catégorie M7. Seule petite erreur dans l'organisation : les moyennes officielles dans le classement sont calculées, je suppose, sur 12 km alors que le parcours est annoncé à 12,6 (évalué entre 12,6 et 12,8 selon les montres, 12,75 sur la mienne). Mais ce n'est pas un souci, quand on aime on ne compte pas !

NordicPat Avril 2026

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