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Trek MAJUSCULE sur les sentiers de l’île INTENSE

Dernière mise à jour : 5 déc. 2023

INTENSE, la Réunion l’est pleinement avec ses paysages grandioses, son environnement foisonnant, la chaleur de ses habitants et toutes les émotions qu’elle procure.



MAJUSCULE, ce trek l’a été, un peu en raison de l’ampleur des efforts enchainés par le marcheur nordique "non montagnard" que je suis. Majuscule, aussi et surtout, par l’immensité de tout ce qui appelle le regard, la diversité des points de vue, du climat, des sensations… qui ouvrent en permanence un nouveau chapitre au fil des pas et des journées.


10 jours intenses du 10 au 19 octobre 2023

Nous les avons vécus grâce à David Deguelle (Nordic walking adventure), que j’avais rencontré et apprécié à l’occasion de son tour du lac de Serre-Ponçon en 2022. (voir stages paradisiaques autour des lacs alpins).











Nous étions avec lui 9 marcheuses et marcheurs, nordiques pour l’essentiel mais sans intention de marcher nordique compte tenu de la configuration des parcours.

7 000 m de D+ sur des sentiers très techniques, pour la plupart ceux de la Diagonale des fous, dont le départ était d’ailleurs donné le jour de notre arrivée. Nous, bien moins fous, avons pris le temps : Trek en itinérance, sac au dos, avec nuitées en gites et hôtels et diners créoles typiques. Nous avons beaucoup marché mais aussi découvert l’île en profondeur grâce aux partages des multiples connaissances de David. Nous avons aussi bénéficié de ses apports en accompagnement mental, ses séances de relaxation et exercices respiratoires, sans oublier ses talents culinaires pour les pauses déjeuner.

Les mots sont insignifiants, les images trop fades pour réellement rendre compte de la beauté de la nature exceptionnelle de l'île, de l’intensité des ressentis. Je ne peux que tenter d’en donner un vague aperçu en apportant quelques compléments aux partages quotidiens que j’avais effectués sur mon compte Facebook :


"UN JOUR, UN LIEU, UN MOT, UNE PHOTO"


J1 - Cirque de Mafate - GRANDIOSE

Départ du trek au village de Sans Souci. Cela nous évite celui (de souci) de gravir 400 m de dénivelé sur route depuis l’océan indien mais, il faut bien le dire, pas celui que je me fais à l’idée des 7000 m qui m’attendent pour les jours à venir.

Les premiers kilomètres de montée sur un sentier bien pentu donnent le ton, avant de rejoindre le chemin de la "canalisation des orangers" qui s’accroche à mi pente du versant pour entrer dans le cirque de Mafate. Et là, c’est… wouah… le domaine de la verticalité verdoyante ! Impressionnant, on se sent minuscule. Plongée ensuite dans le cirque vers la rivière des galets en passant par l’îlet des Lataniers (les hameaux isolés là-bas sont des îlets). Une dernière grimpette nous amènera à notre premier gite -haut… en couleurs- au hameau de Cayenne.



Des images plein la tête :


J2 - Cirque de Mafate encore - RESPIRE

Soleil radieux et ciel bleu intense au petit matin, air pur qui donne envie de respirer à plein poumons. Ce sont les promesses d’une nouvelle magnifique journée. Domaine de la verticalité, toujours, en suivant le "rempart" avec le piton du Maïdo en point d’orgue. Domaine de l’eau vive aussi en suivant la rivière des galets, domaine du vert, omniprésent. Domaine des hélicoptères qui sillonnent le cirque en permanence, pour les besoins des habitants, c’est le seul lien avec la civilisation. Mais surtout pour le plaisir des touristes ; c’est bien pour ceux qui veulent s’en mettre plein les yeux (et les oreilles) sans effort, beaucoup moins pour les locaux et les amoureux de la nature que nous sommes.

Pour varier les plaisirs et les sensations, les nuages venus de l’est débordent progressivement sur le cirque après avoir rempli celui de Salazie vers lequel nous allons nous diriger.



Des images plein la tête :


J3 - La rivière des galets - SERENITE

Au milieu coule une rivière, alors nous y descendons en poursuivant notre marche dans le cirque de Mafate, jusqu’aux 3 roches, énormes blocs basaltiques à la mesure du gigantisme des failles et des ravines que nous avons traversées.

C'est l’occasion d’un pique-nique au bord de l’eau, un agréable moment pour recharger les accus et se regénérer en se laissant bercer par la musique des flots.


Mais il faut bientôt reprendre les sacs à dos et le chemin, puis remonter vers la plaine aux sables. Voilà un moment de répit sur un sentier presque plat, enfin, avant de partir à l'assaut de la dernière montée vers notre gite du jour pour savourer une bière et jouir d'un repos bien mérités pour cette journée de -relative- récupération.



Des images plein la tête :


J4 - Cirque de Salazie - LUXURIANT

C'est l’une des grosses étapes du trek : sortie du cirque de Mafate par le col de la Fourche, pour redescendre ensuite dans le cirque de Salazie, direction le pittoresque village de Hell-Bourg. Du sérieux cette journée, en D+, D- et temps de marche ! Nous traversons, avant de remonter vers le col, un curieux paysage orné de vestiges d'arbres qui ont beaucoup souffert. Grand contraste et nouvelle occasion de s’immerger dans la magie d’une nature étonnante. L’omniprésence des nuages, après le col, se traduit par une végétation encore plus luxuriante, des ruisseaux et cascades en abondance, une ambiance feutrée dans la brume qui appelle parfois à la rêverie.


Il faut quand même rester attentif sur les pierres glissantes pour éviter la chute, j’en ai fait l’expérience.

Des images plein la tête :


J5 - La forêt de Bélouve - EXHUBERANCE

Au départ de Hell-Bourg nous nous élevons rapidement pour rejoindre la forêt. En haut, nous déposons nos sacs à dos au gite, que nous retrouverons en fin d’après midi après une randonnée magique dans la forêt primaire. Un des sites incontournables de la Réunion. Nous sommes happés par une végétation tropicale extraordinaire. Ici pas de lutte entre les espèces mais une symbiose favorable à l’explosion d’une nature généreuse. Les arbres, morts et vifs, les fougères arborescentes, les mousses, les orchidées sauvages coopèrent dans un fouillis harmonieux pour le plus grand bien de tous. Ils bénéficient d’une humidité ambiante, la "farine", qui confère une ambiance de conte de fée au site. Un sentier remarquablement aménagé amène au trou de fer, le clou de la randonnée offrant une vue imprenable sur ses cascades… que nous ne verrons pas ! Comme très souvent le trou est empli de brume.

Personne ne le regrette. Ici, l’adage selon lequel le voyage est plus important que la destination prend tout son sens.

Des images plein la tête :


J6 - Le piton des neige - MAJESTE

Poursuite de l’ascension, direction le point culminant de l’océan indien à 3070 m d’altitude.

Après une nouvelle immersion dans l'ambiance tropicale de la forêt primaire, nous retrouvons un ciel éclatant en passant au-dessus des nuages, dans un environnement encore totalement différent de tout ce que nous avons traversé.

Des rubalises nous indiquent que "les fous de la diagonale" vont bientôt passer par là.

Objectif du jour : atteindre le gite de la caverne Dufour pour y passer une courte nuit avant un réveil à 2h30 du matin afin d'atteindre le sommet et assister au spectacle du lever du soleil.

Ca grimpe fort, très fort mais ce sera ça de moins à faire demain matin pour atteindre le mythique toit de l'île !


Des images plein la tête :


J7 - Lever de soleil au piton des neige - FLAMBOYANT

Après 600 m d’ascension à la frontale au petit matin, nous avons tout le temps de nous installer pour participer à un moment magique. Malgré le froid et le vent qui cingle là-haut, c’est un immense bonheur d’attendre que le roi soleil daigne nous honorer de sa présence.



Quel suspens !

On connait pourtant l’issue, annoncée par les premières lueurs, le spectacle sera à la hauteur de nos attentes. Quelle joie quand l’astre apparait, quelle majesté ce panorama… et ces couleurs qui nous envahissent tout entier, quel réconfort plus tard quand les premiers rayons commencent à nous réchauffer ! C’est un moment de vie intense et inoubliable qui justifie tous les efforts accomplis pour le vivre. Qu’elle est belle notre planète, comment peut-on la maltraiter ?

Des images plein la tête :


Retour au gite pour le petit déjeuner et récupérer les sacs à dos. Il ne reste plus qu’à descendre 1100 m de dénivelé, direction Cilaos, le chef-lieu de notre troisième cirque, par un chemin technique comme d’habitude. Cela nous vaudra un spectacle moins réjouissant : celui de l’hélitreuillage d’une randonneuse blessée dans la descente : le pied à l’équerre par rapport à la jambe.

Chouette un arrêt de bus tout en bas ! Nous l'attendrons pour rejoindre Cilaos, la journée a été bien assez longue comme ça. Nous jouirons à l'arrivée d'un belle récompense méritée : un superbe hôtel au pied du piton.


J8 - La plaine des sable -EXTRATERRESTRE

Après la visite au vieux volcan éteint (âgé de 6 millions d’année), transition vers l’est en empruntant la route des 400 tournants depuis Cilaos puis les plateaux de "l’entre deux" . Direction le jeune volcan : seulement 600 000 ans pour le massif du piton de la fournaise (un bébé !), dont l’activité agrandit régulièrement l’île vers l’orient. C'est un grand choc émotionnel quand la route débouche en haut de la plaine des sables, offrant une vue époustouflante sur un plateau désertique, à plus de 2200 m d’altitude. C’est l'antichambre du piton de la fournaise, la piste qui traverse ce désert nous conduira au gite pour le gravir le lendemain. Pour l’heure, c'est une marche de transition dans cet environnement dénudé qui incite à la méditation. Elle sera agrémenté par une pause bienfaisante dans une petite oasis de verdure, surprenante et réconfortante dans un univers minéral ou seules quelques plantes rases tentent de subsister.


Des images plein la tête :


J9 - Le piton de la fournaise - MAGAMATIQUE

Les éruptions sont courantes, elles nous ont épargné pour ce trek, nous permettant d’accéder au sommet mais nous privant du spectacle de la lave incandescente. Nous nous satisferons de celui des coulées de laves anciennes, aux formes, couleurs et textures diverses et surprenantes.

Nouveau coup de poing au ventre émotionnel quand, après la nuit passée au refuge du volcan, nous arrivons au bord du rempart qui domine l’immense "enclos" , une centaine de mètres plus bas. C'est là qu'est posé le volcan. Nous y descendons par un escalier aménagé à flanc de côteau pour partir ensuite à l’assaut des cratères Bory et Dolomieux. La montée n'est pas simple, en hors pise sur les différentes coulées de lave aux textures variées, la descentes encore pire dans les "gratons" et pierres de lave qui se dérobent sous les pieds.

Des images plein la tête :


J10 - La côte Est - EPILOGUE TOURISTIQUE

Nous avons droit à une dernière journée très cool pour profiter d’autres attraits de l’île.


Visite du site de Sainte Rose et son église miraculeusement (?) épargnée par la coulée de lave de 1977, balade côtière avec un petit coucou aux baleines, un dernier piquenique dans un environnement paradisiaque, petite marche impressionnante dans un tunnel de lave, une occasion unique de s’enfoncer dans une cavité terrestre plus jeune que ses visiteurs.

Elle en a des sensations à offrir, l’ile intense !!!




Les gens, la faune et la flore de l'île

David nous a beaucoup appris tout au long du voyage à ce sujet, nous faisant partager ses connaissances et sa passion pour l’île et ses habitants.

La chaleur légendaire des locaux se vérifie au travers des quelques contacts que nous avons eus. Le plus impressionnant, se sont les regroupements familiaux, au sens large du terme, qui animent les plages et espaces de piquenique dans une ambiance festive, notamment les week-end.


La richesse de l’île, c’est aussi bien sûr la profusion d’une nature diversifiée, de ses fruits exotiques, champs de cannes à sucre (et leur produit dérivé le rhum, arrangé ou pas). Les nature offre un spectacle riche en couleurs à travers sa flore et sa faune, notamment des oiseaux (et pas que !) splendides... à qui sait les voir. C’est le cas de Chloé, dans notre groupe, qui n’a pas hésité à marcher avec son appareil reflex pour capturer des images extraordinaires, et même celle la vedette de l’île, un magnifique "endormi", le caméléon local qui requiert un œil expert pour le débusquer.



Cliquez sur la photo

pour accéder à l'album de la faune.

Trouverez vous le cardinal rouge ?

Le voir porte bonheur parait il.


Et grâce à Chloé, vous n'aurez aucune difficulté à admirer l'endormi.






La flore rivalise aussi de formes et de couleurs.

Cliquer sur la photo





Un bâton peï

Lire "pays" : le créole fait dans la simplicité pour l'orthographe, ou encore "fait local" (comme le fromage par exemple). David m'en a fabriqué un pour remplacer mon bâton de marche nordique rétractable, cassé suite à un accident de parcours.

Non pas que j'aie beaucoup marché nordique : un peu sur les chemins au dénivelé raisonnable, ce qui est plutôt rare, pas du tout dans les chemins rocailleux ou très pentus, ce qui est plutôt très courant. Dans ces conditions, le bâton peï 100 % bois fait parfaitement l'affaire !


Mon bâton carbone rescapé a d'ailleurs rendu l'âme, lui aussi : une "panne" pas banale à force d'appuyer comme une brute pour me soulever dans les montées, la poignée en liège s'est décrochée !



Décidemment, j'adore les marches au long cours mais elles ne réussissent pas à mes bâtons ! J'en avais déjà cassé un autre lors d'un autre périple mémorable, solitaire cette fois, dans les Cévennes. Voir 15 jours sur le chemin Stevenson

Quartier libre à Saint Gilles pour la dernière journée

Ballade, farniente, plongée dans les couleurs et les eaux de l’océan indien, il aurait été dommage de manquer ça !


Pour ma part, j’ai eu la chance de pouvoir prolonger le trek par deux semaines de vacances rêve pour revivre de nouvelles émotions sur certains des sites déjà parcourus… et d’autres, sans oublier un petit crochet par l’Île Maurice, à quelques ailes d'avion de là.

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